Trente plages
je sais où elle est, et je sais avec qui.
je suis dans notre chambre et je garde le lit, en chien fidèle.
je sais ses rires et ses sourires, et cette fièvre d'enfant qui joue.
je sais les regards qu'elles se lancent.
je garde la chambre toute la nuit.
j'ai trente ans, je ne suis plus assez drôle pour elle.
quand je lui parle de demain, elle rit
elle a des rêves de fillette dans son corps de femme
elle veut qu'on l'aime obstinément, elle ne veut pas qu'on l'abandonne.
et je l'aime, mieux que l' autre ne saura le faire, avec sa démarche souple de vingt cinq ans, avec ses vacances au soleil, avec sa légèreté de celle qui ne veut rien, mais qui ramasse tout ce qui vient.
trente pages, c'est long à écrire, il me faudra bien toute la nuit, entre les larmes, la rage, la jalousie, quelques plages de répit... trente plages.
elles ont dû rire ensemble dans ce café enfumé, aller manger quelque chose, quelque part, les yeux dans les yeux.
aux premières lueurs du jour, je ne suis plus moi-même: où est-elle maintenant?
ce tiraillement, je veux lui donner le nom d'inquiétude, ça sonne bien, se faire du souci pour quelqu'un...
j'écris encore, pour ne pas tomber, pour qu'elle ne me surprenne pas dans mon sommeil quand elle rentrera. jusqu'à tomber, j'écris... trente plages de dépit.
j'ai trente ans, j'ai passé la barrière. je ne la fait plus rire comme avant.
je suis dans notre chambre et je garde le lit, en chien fidèle.
je sais ses rires et ses sourires, et cette fièvre d'enfant qui joue.
je sais les regards qu'elles se lancent.
je garde la chambre toute la nuit.
j'ai trente ans, je ne suis plus assez drôle pour elle.
quand je lui parle de demain, elle rit
elle a des rêves de fillette dans son corps de femme
elle veut qu'on l'aime obstinément, elle ne veut pas qu'on l'abandonne.
et je l'aime, mieux que l' autre ne saura le faire, avec sa démarche souple de vingt cinq ans, avec ses vacances au soleil, avec sa légèreté de celle qui ne veut rien, mais qui ramasse tout ce qui vient.
trente pages, c'est long à écrire, il me faudra bien toute la nuit, entre les larmes, la rage, la jalousie, quelques plages de répit... trente plages.
elles ont dû rire ensemble dans ce café enfumé, aller manger quelque chose, quelque part, les yeux dans les yeux.
aux premières lueurs du jour, je ne suis plus moi-même: où est-elle maintenant?
ce tiraillement, je veux lui donner le nom d'inquiétude, ça sonne bien, se faire du souci pour quelqu'un...
j'écris encore, pour ne pas tomber, pour qu'elle ne me surprenne pas dans mon sommeil quand elle rentrera. jusqu'à tomber, j'écris... trente plages de dépit.
j'ai trente ans, j'ai passé la barrière. je ne la fait plus rire comme avant.

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