Au fond du bus
Je n’étais plus un cas
Je n’étais plus une affaire
Je n’étais plus un dossier
Dans un tribunal
Je n’étais plus un lit
Dans un hôpital
Un cobaye psychiatrique
On ne m’enfermait plus
Derrière les barreaux .
Mais on veut ma peau tout de même.
J’entends les rongeurs grignoter
Petit à petit
Centimètre par centimètre
La vie ordinaire que j’avais construite.
On me remettra à ma place
Sur ordonnance
On me coupera la parole
On m’amendera
On mettra des conditions à mon bonheur
Qui nous divise règnera.
Sous les cagoules, n’importe qui
Et les coups pleuvront.
Avec des béliers, ils nous rentreront dans le lard
Tu peux me croire, on va y passer
Et quand nos lignes seront défoncées
De stupeur on tombera à genoux
On aura pas vu venir les coups.
Combien de temps pour se relever
Après ça.
Trop occupées à savoir qui
De celles qui sortent la nuit
De celles qui suivent leur bonhomme de ch’min
A trouvé la seule, la vraie
L’unique façon d’être lesbienne
Et ça chahute, et ça pinaille
Et ça se prend le bec.
Comme une seule femme on baissera la tête
Pour ne pas voir venir les coups
Combien de temps pour se relever
Après ça.
J’irai pas m’asseoir au fond du bus,
Moi non plus.
Je veux savoir qui est le chauffeur
J’veux voir arriver le virage,
Même si je dois me faire peur.
Je n’étais plus une affaire
Je n’étais plus un dossier
Dans un tribunal
Je n’étais plus un lit
Dans un hôpital
Un cobaye psychiatrique
On ne m’enfermait plus
Derrière les barreaux .
Mais on veut ma peau tout de même.
J’entends les rongeurs grignoter
Petit à petit
Centimètre par centimètre
La vie ordinaire que j’avais construite.
On me remettra à ma place
Sur ordonnance
On me coupera la parole
On m’amendera
On mettra des conditions à mon bonheur
Qui nous divise règnera.
Sous les cagoules, n’importe qui
Et les coups pleuvront.
Avec des béliers, ils nous rentreront dans le lard
Tu peux me croire, on va y passer
Et quand nos lignes seront défoncées
De stupeur on tombera à genoux
On aura pas vu venir les coups.
Combien de temps pour se relever
Après ça.
Trop occupées à savoir qui
De celles qui sortent la nuit
De celles qui suivent leur bonhomme de ch’min
A trouvé la seule, la vraie
L’unique façon d’être lesbienne
Et ça chahute, et ça pinaille
Et ça se prend le bec.
Comme une seule femme on baissera la tête
Pour ne pas voir venir les coups
Combien de temps pour se relever
Après ça.
J’irai pas m’asseoir au fond du bus,
Moi non plus.
Je veux savoir qui est le chauffeur
J’veux voir arriver le virage,
Même si je dois me faire peur.

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